Quatre pistes pour rendre les festivals plus propres
Mai marque le coup d’envoi de la saison des festivals. Incontournables dans la vie culturelle du pays, ces plus de 7 000 événements organisés chaque année ont aussi une forte empreinte carbone, notamment documentée dans le rapport « Décarbonons la culture ! ». Des transports du public à la gestion des déchets, zoom sur des pistes pour les rendre plus propres.
Au début des années 2000, les festivals traversent une période difficile : alors que l’exigence du développement durable se fait de plus en plus entendre, le secteur subit une crise à la fois financière et sociale qui complique toute amorce de renouveau des pratiques… À l’initiative des Trans Musicales (Rennes) et des Vieilles Charrues (Carhaix), six structures bretonnes décident alors de travailler ensemble pour se donner une chance de perdurer. Vingt ans plus tard, une trentaine de festivals installés sur le territoire ont signé la charte fondatrice du « Collectif des festivals », devenu un laboratoire de la transition du secteur culturel.
Au-delà des projets thématiques réalisés avec ses adhérents – « Festivals en mouvement » pour la mobilité, « RÊVER » autour de la vaisselle… –, la structure est devenue un organisme de formation certifié Qaliopi, pour accompagner les salariés et les bénévoles. « Ce sont des choses très concrètes, comme une session dédiée à l’emplacement des points d’eau, jusqu’au plus global, comme un parcours sur la redirection écologique d’un projet culturel, destiné aux postes de direction », détaille Émilie Cherbonnel, responsable communication et ressources.
Depuis l’année dernière, le collectif partage aussi son expertise encore au-delà, grâce à sa plateforme en ligne Festorama : n’importe quel organisateur peut y découvrir les choix qui permettent d’infuser le développement durable à tous les niveaux, du site d’installation du festival aux artistes programmés, en passant par les prestataires de restauration.
Acheter son billet pour un festival est parfois devenu un vrai investissement… Et si vous y participiez gratuitement en aidant les organisateurs à réduire leurs déchets ? Depuis 2004, Aremacs accompagne en ce sens des centaines de manifestations (culturelles, sportives, professionnelles) partout en France. Les équipes sont invitées en amont à identifier les sources de pollution, puis après l’événement à un retour d’expérience. « Les poubelles étaient-elles au bon endroit ? Les contenants ont-ils suffi ?… », énumère Ludivine Oiry, responsable événementiel Grand Ouest.
Le jour J, des bénévoles circulent auprès des participants afin de rappeler les consignes, ramasser les sacs et sensibiliser le public. En trois ans, leur accompagnement permet en moyenne de réduire de 32 % la production de déchets et d’en valoriser 68 % de plus.
Environ 80 % des émissions de CO2 des festivals sont générées par le transport du matériel, des artistes, mais surtout des festivaliers. Créé par un groupe d’amis en 2021, Tribulive accompagne les organisateurs « pour que leur public trouve facilement le trajet le plus écologique, qui est aussi souvent le plus économique… », explique son cofondateur Sébastien Maurette.
Ensemble, ils construisent une cartographie présentant toutes les options de transport (trains, navettes, voitures…) et imaginent une communication adaptée pour la faire connaître. Comme les événements sont souvent organisés sur des sites très isolés, Tribulive propose aussi une plateforme de covoiturage gratuite. En trois ans, 400 événements y ont fait appel, parmi lesquels Chambord Live ou le Paleo Festival, à Nyon en Suisse.
Parmi les déchets émis par un festival, une grande partie est en plastique : gobelets, bouteilles, vaisselles, emballages… Entre 2020 et 2023, les Réseaux régionaux d’accompagnement des manifestations au développement durable (R2D2) ont aidé 155 événements à s’en débarrasser via le dispositif « Drastic-On-Plastic ».
Au programme : charte, diagnostic, partages d’innovations « pour le supprimer, le remplacer ou le valoriser, selon les contraintes de chacun », précise Béatrice Magnier, d’Elémen’Terre, référent pour l’Occitanie. Si votre festival préféré s’y est engagé, pensez désormais à emmener votre gourde !
1. Les festivals en France génèrent une forte empreinte carbone, notamment en raison du transport du matériel et des festivaliers.
2. La charte fondatrice du "Collectif des festivals" vise à réduire l'impact environnemental des festivals à travers des projets thématiques et des actions de formation.
3. Le collectif partage également son expertise en ligne via la plateforme Festorama pour aider les organisateurs à adopter des pratiques durables.
4. Les équipes d'artistes et de prestataires de restauration sont invitées à identifier les sources de pollution et à réduire leurs déchets.
5. Aremacs accompagne depuis 2004 des centaines de manifestations pour réduire les déchets et valoriser les déchets.
6. Tribulive aide les organisateurs à trouver des options de transport écologiques et à communiquer les informations aux festivaliers.
7. Les festivals émettent environ 80% de leurs émissions de CO2 en raison du transport du matériel et des festivaliers.
8. La grande partie des déchets émis par les festivals est en plastique, comme les gobelets, les bouteilles et les emballages.
9. Le dispositif "Drastic-On-Plastic" aidé par les R2D2 a déjà contribué à réduire les déchets de 155 événements.
10. Les festivals peuvent réduire leur empreinte carbone en adoptant des pratiques durables et en sensibilisant les festivaliers.
1. Les festivals en France ont une forte empreinte carbone en raison du transport du matériel et des festivaliers.
2. Des initiatives telles que le "Collectif des festivals" et Tribulive aident les organisateurs à réduire leur impact environnemental.
3. Les festivals peuvent réduire leur empreinte carbone en adoptant des pratiques durables et en sensibilisant les festivaliers.
Détection & décryptage des biais
Ce que contient l'article original derrière la simple information.
1. L'article présente une perspective positive sur les festivals et leurs efforts pour réduire leur empreinte carbone, ce qui peut être considéré comme un biais.
2. L'accent mis sur les initiatives telles que le "Collectif des festivals" et Tribulive peut créer une impression de solution facile, sans mentionner les défis et les complexités de la réduction de l'empreinte carbone.
3. L'article utilise des statistiques et des chiffres pour étayer ses affirmations, mais peut être difficile de savoir si ces chiffres sont exacts et représentatifs de la réalité.
4. L'article ne présente pas de contre-arguments ou de critiques contre les initiatives présentées, ce qui peut être considéré comme un biais en faveur de ces dernières.
5. L'article utilise des termes tels que "laboratoire de la transition du secteur culturel" pour décrire le "Collectif des festivals", ce qui peut être considéré comme un langage élitiste ou técnique.
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